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Osi Hotchkiss 2 CV

Archives mensuelles : juillet 2019

Du Gâtinais au Var en Hotchkiss J1

Du Gâtinais au Var en Hotchkiss J1

En septembre prochain se tiendra la vingt-neuvième édition du rallye annuel de l’Association des Clubs de Marque. A tour de rôle, chacune des onze marques propose aux autres membres un circuit sur quelques jours dans une région de son choix. La date est laissée à la discrétion de l’organisateur.

En 2019, c’est l’Amicale Salmson qui est aux commandes. Ce sera une escapade dans le Var, et plus précisément à Saint-Raphael.

Du Gâtinais au Var en Hotchkiss J1

L’affiche officielle. 

Si certains préfèrent ne pas prendre de risque et acheminer leur voiture sur plateau, en ce qui me concerne, je décide d’y aller par la route, sur quatre jours. L’idée est de faire du tourisme hors des sentiers battus des routes nationales devenues à mon goût un peu trop « tendance ».

Une fois arrivée sur place, la voiture y stationnera dans un garage fermé et sécurisé pendant le reste de l’été. 

Du Gâtinais au Var en Hotchkiss J1

Objet de toutes les attentions,  » Chamousette » est prête pour l’aventure.  

Le voyage aurait pu se faire en trois jours, mais avec le recul et les températures caniculaires on ne peut que se féliciter d’avoir raccourci les deux dernières étapes. La première sera la plus longue (402 km). Deux raisons à cela:

  • Les premiers kilomètres parcourus nous font traverser notre jardin et l’envie de s’arrêter pour découvrir des lieux inconnus est moindre.
  •  Les routes sont plus roulantes. Pour preuve, sur la première matinée nous tiendrons sans effort les 60 km à l’heure de moyenne. Ce n’est qu’à partir de la deuxième journée que nous prendrons des routes de montagne. 

Afin d’éviter le flux important des départs en vacances, c’est le dimanche matin que nous quittons le Gâtinais pour rejoindre la Puisaye: Saint-Fargeau et Saint-Amand-en-Puisaye sont rapidement atteints par des routes maintes fois explorées à vélo. A noter aussi que c’est à Saint-Fargeau que nous avons participé à notre premier rallye du club Hotchkiss. 

Du Gâtinais au Var en Hotchkiss J1

Du Gâtinais au Var en Hotchkiss J1: paysage de la Nièvre en direction de Clamecy. 

Le commentaire de Chamousette: Je commençais à trouver le temps long! depuis le retour de Nogaro, on m’avais laissée sans activité! Je comprends qu’il faille me ménager mais avec 400 kilomètres je ne vais pas battre de record! 

Nous longeons le Morvan par l’ouest pour atteindre Autun, ville d’Art et d’Histoire et premier site gallo-romain du nord de la Loire. Première pause touristique. 

De son patrimoine exceptionnel, reflet d’une histoire prestigieuse engagée il y a plus de deux millénaires, et parmi la dizaine de vestiges visibles, je vous propose de nous arrêter sur une des trois portes: la porte Saint-André, à l’est de la ville, en direction de Langres et Besançon. 

Les deux portes latérales étaient destinées aux piétons. Celles du centre, aux chariots. Il est amusant de constater qu’à l’époque Gallo-Romaine, le concept de ce que les anglais nomment « dual carriage way » existait déjà! 

Pour ce qui est de la tour de flanquement que vous voyez à droite, elle trouve son origine dans les tours romaines qui, construites en saillie des murs et dans le cas présent des portes, permettaient de prendre l’ennemi de flanc.  

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Une Eau Forte signée Bourgeois et datant du XIXe montre la porte dans sa configuration actuelle. Elle est visible au musée Rollin d’Autun.

Autun-Augustodunum fut la capitale des peuple gaulois éduen. Viollet-le-Duc à contribué à la restauration du monument. 

Autun bénéficie d’un magnifique plan d’eau alimenté par des ruisseaux. Lieu de pêche mais aussi de détente, le plan d’eau du Vallon sert d’écrin au Triathlon d’Autun. 

Du Gâtinais au Var en Hotchkiss J1

Difficile d’imaginer en cette chaude journée que la température de l’eau était de 10° le 12 mai et qu’il a fallu transformer le Triathlon en Duathlon! 

A mi-chemin entre Autun et Châlon-sur-Saône, le Château de Couches nous invite à une pause. C’était un point de contrôle stratégique de la route entre les deux ville précédemment citées. 

Du Gâtinais au Var en Hotchkiss J1

Du Gâtinais au Var en Hotchkiss J1

Bâti au XIIe siècle, le domaine est constitué de plusieurs bâtiments dont le plus haut et quasiment le seul à pouvoir se visiter est la Tour Carrée. Représentation de la puissance du maître des lieux, ce donjon était le lieu de vie de la famille seigneuriale. 

« Une thèse soutient que la reine Marguerite de Bourgogne, répudiée par le roi Louis X le Hutin, ne serait pas morte, comme nous l’apprend l’historiographie la plus fréquente, en 1315 à la prison de Château-Gaillard mais qu’elle aurait été recueillie dans le plus grand secret par sa cousine Marie de Couches et serait en fait morte en 1333, d’où le nom de château de Marguerite de Bourgogne couramment donné à la forteresse »

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Le rez-de-chaussée est aujourd’hui utilisé pour des dégustations de vins (le château fait partie d’un domaine viticole produisant des vins d’appellation Bourgogne Côte-du-Couchois). La tourelle, quant à elle, est datée du XVe siècle. 

A chaque étage sa fonction: de bas en haut la salle des gardes, la salle à manger puis la chambre à coucher. 

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Les ouvertures de la salle de garde ont été réalisées au XIXe siècle dans ce qui était à l’origine les meurtrières. 

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Du Gâtinais au Var en Hotchkiss J1. La salle à manger est une interprétation de ce que pouvait être un tel endroit. Les tapisseries d’Aubusson datent du XVIIe. 

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Il y a deux lits dans cette chambre. L’un est du XVIIe. De petite longueur, il image la croyance selon laquelle il fallait dormir presque assis. La position allongée était pour les morts. 

En longeant la muraille, on trouve cette aile dont la partie centrale est occupée par la chapelle. (photographies interdites à l’intérieur). 

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Profondément remaniées au cours des années, les murailles ont été arasées. 

A l’arrière du château, du jardin grillé par le soleil, c’est la vision d’ensemble qui présente le plus d’intérêt à mes yeux. 

Du Gâtinais au Var en Hotchkiss J1

Du Gâtinais au Var en Hotchkiss J1

Du 12 au 14 juillet le Château de Couches proposait, dans le cadre des « Médiévales 2019 », un véritable voyage culturel au XVe siècle ! Pendant trois jours eurent lieu des reconstitutions de la vie médiévale (campements d’artisans, forgerons, tailleurs de pierre et animations sur l’époque médiévale).

Deux témoins de cet évènement sont toujours présents au moment de notre passage: une catapulte et cette reconstitution en miniature du navire « Santa Maria », l’un des trois bateaux utilisés par Christophe Colomb pour sa première traversée de l’Atlantique en 1492. 

Du Gâtinais au Var en Hotchkiss J1

Du Gâtinais au Var en Hotchkiss J1. Interdiction de monter à bord en l’absence des marins! 

Par contre l’accès aux souterrains est possible, et même recommandé.  

Du Gâtinais au Var en Hotchkiss J1

Du Gâtinais au Var en Hotchkiss J1

La particularité de cette entrée réside dans le plafond en arcs successifs décalés. Cette construction intelligente permet, dans le noir, d’anticiper les marches en touchant le plafond. 

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Système très ingénieux. 

Le corps de logis du château de Couches a été construit entre 1844 et 1848 dans un style néogothique.

Au printemps 2018, les enduits, la charpente et la toiture ont été refaits. Il a fallu trente cinq mille tuiles vernissées! 

Du Gâtinais au Var en Hotchkiss J1

Du Gâtinais au Var en Hotchkiss J1

Nous reprenons notre route. Châlon-sur-Saône, Tournus et Mâcon sont rapidement laissés dernière nous. Chamousette fonctionne bien si ce n’est un rechargement insuffisant de la batterie. La température d’eau ne dépasse pas les 80°. Tout va bien.

Nous rentrons dans les Dombes à l’architecture en briques très caractéristique des régions sans pierre. Une pause hydratation s’impose car la température monte et nos organismes souffrent. Châtillon-sur-Chalaronne semble une évidence. Partis le matin de la Venise du Gâtinais, nous ne pouvons pas ne pas nous arrêter dans cette petite cité de caractère surnommée localement la « petite Venise ». 

Au XIVe siècle la ville était ceinturée de murs. Des entrées il ne subsiste que la porte de Villars. Elle a conservée sa galerie à machicoulis, les bras du pont-levis, les coulisses de la herse et les gonds des portes. 

Du Gâtinais au Var en Hotchkiss J1

Du Gâtinais au Var en Hotchkiss J1

Nous trouvons refuge à l’abri du soleil de deuxième moitié d’après midi, à proximité des halles. Elles ont été construites au cœur de la cité en 1440, et reconstruites à l’identique en 1670 après un incendie. Toute la charpente est en chêne dont l’origine est la forêt de Tanay (21). 

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Les halles mesurent 80 mètres de long par 20 mètres de large pour une hauteur de 10 mètres. 

L’église Saint-André (1431 – 1500) jouxte les halles. Une simple petite rue les sépare. Le matériau de construction de base reste le carron, brique de pays, agrémenté de pierre blanche des bords de Saône et du Revermont (contreforts du Jura). La tourelle de l’horloge que l’on observe à droite a été conservée au fil des agrandissements successifs. 

Du Gâtinais au Var en Hotchkiss J1

Du Gâtinais au Var en Hotchkiss J1

Dans les chapelles latérales, les clefs de voute portent les blasons des familles ou corporations qui les avaient demandées. 

Du Gâtinais au Var en Hotchkiss J1

La foi est un Dieu qui bénit son peuple. 

Du Gâtinais au Var en Hotchkiss J1

Armoirie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un détail rigolo, les agenouilloirs sont repliables pour faciliter le passage des fidèles.  

Du Gâtinais au Var en Hotchkiss J1

Du Gâtinais au Var en Hotchkiss J1

Un tour dans la ville permet d’apprécier la conservation du patrimoine architectural. Carrons et colombages à tous les étages. 

Du Gâtinais au Var en Hotchkiss J1

Petite Venise ou ville rose? 

La journée s’achève non loin de là dans l’hôtel Golf de Villette-sur-Ain. Le calme est assuré au milieu des soixante quatorze hectares de verdure. Le bâtiment est une ancienne maison de notable, mi habitation, mi ferme.

Chamousette est toujours en légère décharge. Les treize ampères ne suffisent pas à équilibrer la production et la consommation d’électricité. La nuit permet de recharger la batterie. 

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Une place à l’ombre sur le parking de proximité. 

En haut d’un vallon voisin du golf se dresse le château de Richemont. Sa construction débuta à la fin du XIIIe siècle, sur décision de Girard de la Palud, un chevalier dont l’un des fils fut patriarche de Jérusalem. Au fil des successions et des incendies, le château, à l’architecture défensive typique de l’époque, ne conserve plus que ses quatre tours d’angle. 

Du Gâtinais au Var en Hotchkiss J1

Aujourd’hui privé le château ne se visite pas, sauf pour les journées du patrimoine. 

Pendant que nous soupons en terrasse, Chamousette se repose en bonne compagnie. Mais qui est donc cette belle auto semble se demander ce majestueux cervidé. 

Du Gâtinais au Var en Hotchkiss J2

Avec une consommation du jour de 12,7 litres pour cent kilomètres, la belle a été aussi sobre qu’un chameau, à moins que ce soit le talent de son pilote ?

Le commentaire de Chamousette: Mais quelles sont ces manières de me comparer à un camélidé? Et puis je signale que je n’ai qu’un réservoir, donc c’est à celle d’un dromadaire qu’il faudrait comparer ma soif! Quant à ce beau mâle, qui me regarde avec convoitise, j’espère qu’il est bien attaché car je ne voudrais pas qu’il raye ma peinture avec ses bois! 

Cocktail FFVE Les véhicules de collection Patrimoine Industriel et Culturel

Cocktail FFVE – Les véhicules de collection Patrimoine Industriel et Culturel

Quatre roues sous un parapluie est un concept lancé à Paris en 2003. L’agence propose des prestations autour de la 2cv et de l’art de vivre à la française. Pour reprendre la description faite des voitures, elles sont  »  Colorées, chaloupées, pimpantes et pétillantes, sexys, majestueuses et bohèmes.. » 

Nous sommes à Paris, et plus précisément place de la Concorde. Les plus observateurs d’entre vous auront reconnu l’obélisque de Louxor qui pointe en arrière plan. Ces sympathiques bouilles s’y sont installées comme base de départ.  

Cocktail FFVE Les véhicules de collection patrimoine industriel et culturel

Cocktail FFVE – Les véhicules de collection patrimoine industriel et culturel

Mais l’objet de ce reportage n’est pas de faire de la publicité. Il y a cependant une relation entre la Citroën 2cv dont nous savons tous qu’elle fait partie de notre patrimoine industriel et culturel, et la raison de ma présence en ce lieu.

Au titre de ma fonction de Président d’un club automobile national, Hotchkiss pour ne pas le nommer, je reçois un carton d’invitation de Jean-Louis Blanc, Président de la Fédération des Véhicules d’Epoque, pour un cocktail dinatoire dans les locaux de l’Automobile Club de France. L’ACF est le plus ancien club au monde puisque son origine date de 1895. C’est un club privé et select propriétaire de ses locaux place de la Concorde. Non seulement le ticket d’entrée n’est pas financièrement à la portée de tous, mais il faut être multi parrainé pour pouvoir prétendre à en faire partie. Je vous propose donc, à travers ces quelques photos, de pénétrer dans un des lieux mythiques de l’histoire de l’Automobile. L’invité que je suis n’aura accès qu’aux parties communes, mais c’est suffisant pour se faire une idée.

Cocktail FFVE Les véhicules de collection patrimoine industriel et culturel

Hôtel de Plessis-Bellière , entre l’Hôtel de Crillon et l’Hôtel de Coislin.  

« Des sympathies si vives s’étaient créées entre les membres du comité d’organisation [de la première course automobile au monde Paris-Bordeaux-Paris 1895] que le comte de Dion déclara que laisser se disperser de telles forces serait un crime de lèse-patrie » (L’Echo de Paris). Constructeur visionnaire, de Dion invite à déjeuner le journaliste Paul Meyan, le baron de Zuylen et l’ingénieur Récopé pour évoquer la fondation d’une entité mariant la convivialité d’un grand cercle aux actions d’une société d’encouragement pour le développement de l’automobile. Les convives jettent les bases des statuts et énumèrent l’identité des premiers membres, protagonistes de la discipline. « Au dessert, l’Automobile Club de France était fondé » (Meyan)

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Dès les portes franchies, c’est une Gillet Herstal 500 qui nous accueille, prêt d’un des membres du club.

En 1898, l’ACF imagine et organise le premier Salon de l’Automobile dans le jardin des Tuileries à Paris.

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Sans surprise, la décoration des lieux rend hommage à l’Automobile.

Club privé par excellence, l’écrin du 6 et 8 place de la Concorde date de 1896. Il propose aux Membres (avec un M majuscule) 15000 m² d’installations exceptionnelles: salons, bibliothèque (Clément Bayard) ou salle de sport.

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Cocktail FFVE – Les véhicules de collection patrimoine industriel et culturel

Typique des immeubles parisiens, la cage d’ascenseur a été insérée entre les volutes de l’escalier.  

Cocktail FFVE Les véhicules de collection patrimoine industriel et culturel

Cocktail FFVE – Les véhicules de collection patrimoine industriel et culturel

Un des panneaux de la cabine de l’ascenseur expose une collection de cinquante quatre médailles ACF réalisées en collaboration avec la Monnaie de Paris. Ici, l’histoire est partout.

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La réception se tient sur la terrasse de l’Hôtel, au quatrième étage. Dans la marine on appellerait cela le pont supérieur. Le drapeau de l’ACF flotte au gré d’une légère brise enrichie de fragrances de luxe. Ici, les dames ne se fournissent pas au Monoprix du coin. Quand bien même la période de canicule est terminée, ce léger courant d’air fait du bien. Les bruits de la place nous parviennent feutrés.

L’arrivée de l’ensemble des invités s’étale sur presque deux heures. Je ne connais presque personne. Ont été invités des présidents ou représentants de clubs, mais aussi des politiques et des journalistes. Un des rôles de la FFVE est de défendre les propriétaires de véhicules de collection en pesant face aux élus et technocrates de tous poils. Les rencontrer et leur passer des messages fait partie des tâches de la Fédération.

Si le carton d’invitation revêtait une sorte de « formalisme », le « dress code », comme nos voisins britanniques aiment à le pratiquer, n’était nullement précisé. Avec le recul, j’aurais du me douter que l’avant joufflu d’une Talbot-Lago « Goutte d’eau » de Figoni & Falashi imprimé au dos portait un message subliminal. D’un naturel simple et pragmatique, j’arbore simplement un polo à l’effigie de la marque que je représente. Cela a peut-être choqué car la grande majorité des invités avaient revêtu, pour les hommes un costume agrémenté d’une cravate, et pour les quelques femmes présentes (la parité était loin d’être respectée) des robes légères et délicates. En tout cas on m’a laissé rentrer. J’en conclus que dans un environnement prestigieux il est de bon ton d’être smart !

Cocktail FFVE Les véhicules de collection patrimoine industriel et culturel

La terrasse est un endroit fort agréable. Je suis sans doute passé pour un provincial!

Le panorama est assez exceptionnel. La place de la Concorde et ses 8,64 hectares s’étalent à nos pieds. A quelques jours du défilé du 14 juillet, la tribune officielle a déjà été installée entre les fontaines monumentales. Nul doute que cette terrasse sera un lieu très prisé pour regarder passer nos militaires.

A cette heure de la journée le trafic est relativement faible. La tour Montparnasse s’élève sur la gauche, et la coupole des Invalides brille de ses dorures sous le soleil couchant. Impassible et solidement campé, le Palais Bourbon trône de l’autre côté de la Seine.

Cocktail FFVE Les véhicules de collection patrimoine industriel et culturel

Cocktail FFVE – Les véhicules de collection patrimoine industriel et culturel

Si entrer dans ce lieu prestigieux est un privilège en soi, la présence des invités tient au discours que va prononcer Jean-Louis Blanc. Pour ceux qui découvrent le nouvellement élu président, JLB est né en 1949. Ingénieur agronome, diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris et de l’ENA, il va, après quelques années passées dans des cabinets de ministères, rejoindre le groupe SUEZ dans des fonctions de direction. Vous pouvez lire son interview dans le n° 6 de l’Authentique mai, juin & juillet 2019.

Face à un auditoire attentif, et après avoir expliqué en postulat de base que la France est le berceau de l’automobile, JLB réalise une comparaison entre les start-up d’aujourd’hui et les créateurs des premières automobiles au dix-neuvième siècle. On estime qu’ils furent au nombre de mille. Selon JLB, l’automobile, facteur de liberté, d’échange et de design, a façonné le vingtième siècle.

Il insiste particulièrement sur l’engouement suscité et la diversité des manifestations, qui se déclinent du rendez-vous club à des organisations prestigieuses comme Rétromobile (je profite de l’occasion pour indiquer que le record de fréquentation  a été battu en 2019 avec 132 000 visiteurs). Lors de la journée FFVE, ce sont plus de mille évènements qui ont rendu nos véhicules visibles.

Cocktail FFVE Les véhicules de collection patrimoine industriel et culturel

Jean-Louis Blanc, président de la FFVE. Un Monsieur passionné qui n’a pas lu un discours mais qui a décliné sa vision.

Après un rappel de quelques chiffres clés, le discours met en avant la nécessité de défendre un patrimoine, à la fois partagé (1250 clubs et 800 000 véhicules), populaire, mais aussi prestigieux. Nos voitures roulent, et doivent pouvoir continuer à rouler. Nous disposons d’arguments auprès des pouvoirs publics.

Tout d’abord nous ne représentons que 1% des kilomètres parcourus. En terme d’accidents de la route, nous sommes rarement impliqués. Enfin, la FFVE s’applique à ne délivrer ses attestations qu’aux véhicules qui respectent les règles : le véhicule doit avoir plus de 30 ans (avec preuve), il doit avoir été préservé dans sa condition d’origine ou restauré dans les règles de l’art.

 Enfin, l’impact économique du secteur n’est pas marginal. Il est nécessaire de relancer l’apprentissage et d’une manière générale la formation aux métiers du véhicule ancien, pour conserver un savoir-faire.

En marge du discours, un des administrateurs de ma connaissance car propriétaire de plusieurs Hotchkiss m’a expliqué qu’un projet de refonte des statuts était en réflexion pour adapter la structure et le fonctionnement de la Fédération aux enjeux de la période. 

A ce stade, je tiens à préciser à nouveau que la FFVE ne défend que les véhicules disposant d’un certificat d’immatriculation en collection. Parmi tous les pseudo-arguments entendus ou lus de ci de là, le seul qui à mes yeux justifie de mettre nos anciennes en CGC, c’est qu’elles sont dès lors considérées comme faisant partie du patrimoine. Contrairement à de simples véhicules dits « d’occasion », et dans l’hypothèse d’un accident sérieux, l’expert d’assurance ne pourrait pas décider de son propre chef de la déclarer irréparable, et donc de lui faire rejoindre le bataillon des épaves.

Au final, ces quelques heures passées dans un monde que je ne fréquente pas m’ont instruit. J’y ai croisé des passionnés, et c’est la passion qui nous permettra encore longtemps de rouler en ancienne.

 

Cocktail FFVE Les véhicules de collection patrimoine industriel et culturel

Cocktail FFVE – Les véhicules de collection patrimoine industriel et culturel: coucher de soleil sur le Grand Palais.

Après cet intermède, c’est le retour à la réalité dans le RER en direction de l’aéroport de Roissy. La moquette de l’IBIS y est moins laineuse qu’à l’Hôtel de Plessis-Bellière!

 

Cocktail FFVE – Les véhicules de collection patrimoine industriel et culturel

Automobile ancienne à votre service

 

Rallye Auto Sport Museum l’histoire au fil de l’Yonne

Rallye Auto Sport Museum – L’histoire au fil de l’Yonne

Celles et ceux qui lisent régulièrement mes reportages connaissent l’Auto Sport Museum de Châtillon-Coligny. A la base, c’est un Musée associatif, mais Didier Souchère, fondateur et président de l’association, et son équipe se font fort de proposer régulièrement quelques animations aux adhérents.

J’ai eu l’occasion de publier sur les expositions temporaires. Ce sont parfois des concerts et au moins une fois par an une sortie en voiture.

Rallye Auto Sport Museum l'histoire au fil de l'Yonne

Les voitures sont à l’heure au rendez-vous.

L’invitation lancée par Didier est volontairement imprécise. Nous ne savons pas où nous irons. Sont juste indiqués la distance, environ 200 kilomètres, et le conseil suivant : prendre un vêtement chaud !  Serait-ce un remake de « Voyage en terre inconnue » version quatre roues ? 

Rallye Auto Sport Museum l'histoire au fil de l'Yonne

La sortie est ouverte à tous les véhicules, de la Citroën 2cv à la Porsche.

J’allais oublier : les routes seront sinueuses, toutes les générations de voitures sont les bienvenues, et il faut apporter son pique-nique.

Rallye Auto Sport Museum l'histoire au fil de l'Yonne

Alpines V6.

Le rendez-vous est fixé à 8h45 pour un départ à 9h00, le temps de s’acquitter d’une petite contribution pour financer les visites. Rien d’anormal puisque même les non adhérents sont les bienvenus. En contrepartie, un livre de route et une plaque de Rallye sont remis à chaque équipage.

Rallye Auto Sport Museum l'histoire au fil de l'Yonne

Une des références en terme de roadster britannique, la MGB, et une MX5, référence également de la catégorie 30 ans plus tard. 

Le décor est planté et les 13 voitures présentes s’ébrouent à l’heure fixée. Enfin, toutes ne s’ébrouent pas car la MGB et la Mini démarrent en pôle position et filent aussitôt comme des balles sans filet.

Rallye Auto Sport Museum l'histoire au fil de l'Yonne

Rallye Auto Sport Museum l’histoire au fil de l’Yonne: Mini Cooper 1300 cc Innocenti. 

Avec l’OSI, nous quittons en troisième, mais sans pression. Didier a dit : « si vous lisez bien toutes les lignes du livre de route, normalement vous ne devez pas vous tromper ! »

Une copilote prévenue en valant deux, comme le dit l’adage, il lui faut quand même un certain temps et surtout quelques kilomètres parsemés de cas de figures différents pour s’adapter à la logique de l’auteur. Car voyez-vous, il y a autant de manières d’indiquer la route qu’il y a de rédacteurs. Le parcours a été reconnu avec une Gopro. C’est une très bonne idée, mais toute la nuance réside dans l’interprétation du niveau de détails à communiquer. Dans l’ensemble tout se passe bien, même si certains devront parfois adapter le parcours pour rejoindre les points d’étape. Nous, nous privilégions toujours le complément d’une carte routière pour conserver le cap. C’est parfois fort salutaire.

Rallye Auto Sport Museum l'histoire au fil de l'Yonne

Rallye Auto Sport Museum l’histoire au fil de l’Yonne: Simca Monaco Spéciale. 

En fait de routes sinueuses, Didier nous a concocté un itinéraire de cyclotouriste. Pour celles et ceux qui n’ont jamais fait de vélo, en contemplatif soucieux d’éviter les grands axes, et donc les voitures et les dangers qui vont de pair, un cyclotouriste emprunte de préférence les petites routes blanches bordées de vert sur lesquelles il est difficile de croiser un pot de yogourt à moteur diesel.

Le premier rendez-vous est fixé à Escolive-Sainte-Camille, sur le parking du site archéologique du même nom. Peu après le départ du Musée, nous retrouvons assez rapidement nos deux éclaireurs pressés. Ils se sont arrêtés pour prendre des photos.

 

Rallye Auto Sport Museum l'histoire au fil de l'Yonne

Rallye Auto Sport Museum l’histoire au fil de l’Yonne

En arrivant dans le village de Diges, nous tombons sur un monument que mon boitier à clichés m’indique vouloir photographier. Il le fait avec une telle énergie que les cris lancinants d’un bébé dont les tympans soufrent des différences de pression en avion ne sont rien à côté. Pour tout vous dire, c’est ce qui m’est arrivé cette semaine. Non seulement le petit criait, mais la mère, en plein baby blues je pense, pleurait elle aussi mais heureusement en silence. Et comme je rédige ces quelques lignes pendant le vol de retour, et que je sens mon écriture s’élever doucement comme les reliefs des Alpes encore enneigés que nous survolons à l’instant où je vous parle, je ne résiste pas à l’envie de diverger pour vous faire profiter de la vue. 

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Belgrade Paris. 

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Juste avant de survoler le lac Léman

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bref, Devant tant d’insistance, je m’exécute, au grand dam de ma copilote qui nous voit relégués dans le gruppetto de la balade. Mais ne dit-on pas que les derniers seront les premiers ?

Le lieu est étonnant car l’église est collée au château, à moins que ce ne soit l’inverse.

Il s’agit du château de Diges. C’est une propriété privée, inscrite à l’inventaire des monuments historiques. L’origine date du XIIe siècle.

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Château typé féodal. 

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Rallye Auto Sport Museum l’histoire au fil de l’Yonne: château de Diges.

Après quelques clichés, le petit Sony se calme et nous reprenons le chemin de la villa Romaine.

Attention, je ne parle pas ici d’un cabanon planté au milieu des lavandes et autres végétations méridionales, mais de ce qui était à l’époque une grande propriété pour romains fortunés. 

C’est à l’occasion de l’arrachage d’un arbre que ces témoignages du passé seront découverts.  

Rallye Auto Sport Museum l'histoire au fil de l'Yonne

Le groupe attentif aux explications de notre guide. 

Les archéologues sont fascinants par leur capacité à déduire ce qu’était la vie il y a presque deux mille ans en analysant les cailloux et les vestiges retrouvés dans les fouilles. 

Rallye Auto Sport Museum l'histoire au fil de l'Yonne

L’ensemble du site est protégé par un toit pour préserver les fouilles. Chaque mur délimite une pièce. 

Je ne vais pas m’étendre ici sur tous les détails, mais j’ai retenu que l’hygiène de l’époque répondait à des traditions de bains, de raclage de peau, de sauna ou autre hammam, et surtout que la toilette était presque une activité à temps plein. Ce que notre guide, plein d’humour et de savoir, ne me semble pas nous avoir dit, c’est à quelle fréquence les gens « de la haute » se lavaient. Pour ce qui est des esclaves et serviteurs j’en sais encore moins. 

Au final, les invasions successives rendront la vie de ces romains aléatoire. Ils préfèreront quitter l’endroit. 

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Rallye Auto Sport Museum l’histoire au fil de l’Yonne. Belle idée de matérialiser les canalisations d’évacuation par cette lumière bleue. 

Bref, l’ingénierie des lieux était fort bien conçue. Un bémol, cependant, quant à la promiscuité des lieux d’aisance (que ceci est bien dit !). Les concepts m’ont rappelé ceux utilisés dans les étables ! Une dalle, une légère pente, une rigole et un jet d’eau pour nettoyer. Il parait qu’à l’époque les gens étaient moins pudiques ! Admettons !

Rallye Auto Sport Museum l'histoire au fil de l'Yonne

Voici les toilettes! 

Nous connaissons tous les tuiles canal. En fait les Romains alternaient une tuile canal et une tuile plate. 

Rallye Auto Sport Museum l'histoire au fil de l'Yonne

Rallye Auto Sport Museum l’histoire au fil de l’Yonne

Dans un bâtiment en tôle sont regroupés toutes les pierres, sculptures et objets trouvés sur le site. 

Rallye Auto Sport Museum l'histoire au fil de l'Yonne

Rallye Auto Sport Museum l’histoire au fil de l’Yonne

Rallye Auto Sport Museum l'histoire au fil de l'Yonne

Rallye Auto Sport Museum l’histoire au fil de l’Yonne

Rallye Auto Sport Museum l'histoire au fil de l'Yonne

Epingles à cheveux. C’est grâce à la découverte d’objets féminins que les archéologues ont pu déterminer où se situaient les parties de la maison destinées aux femmes. 

Après ce voyage instructif dans le temps, et quatre-vingt deux kilomètres, nous rejoignons notre lieu de pique-nique : le camping de … où deux barnums nous offrent un abri contre les rayons du soleil. Chacun s’assied sur un banc. L’apéritif est offert par le club, chacun déballe ses victuailles. Partages et échanges vont bon train. L’occasion de goûter en aveugle, par exemple, une tarte … à la bière.

Rallye Auto Sport Museum l'histoire au fil de l'Yonne

Les trois Italiennes du jour rassemblées. 

L’heure et demi prévue pour le repas passe très vite. Sans même avoir le temps de faire une petite sieste, nous repartons en direction des Carrières d’Aubigny où nous arrivons après avoir réalisé cinquante kilomètres supplémentaires. Nous somme dans la région de Forterre dans le département de l’Yonne. 

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Parking en bord de route. Nous sommes tous alignés avec plus ou moins de précision. 

Autant vous le dire tout de suite, ce site mérite le détour, pas uniquement parce qu’il a obtenu le Trophée du Tourisme en Bourgogne, mais surtout du fait de son originalité et de la qualité de sa mise en valeur. 50 000 visiteurs sont venus sur les trois dernières années. 

Rallye Auto Sport Museum l'histoire au fil de l'Yonne

L’entrée est sécurisée. 

On ne sait pas dater exactement le début de l’exploitation de ces carrières de calcaire, mais des pièces romaines y ont été trouvées. Elles étaient à l’effigie de Domitien II, Empereur en 81. La région en compte seize. Plus aucune de ces carrières n’est en activité, le béton ayant supplanté la pierre. Celle que nous avons visité n’a jamais été exploitée autrement que manuellement. Un travail titanesque. 

Je ne vais pas ici rentrer dans les détails, car le site internet de la carrière est très complet. Retenez que cette carrière se déploie sur un hectare et demi. Les blocs extraits ont servi à construire de nombreux bâtiments comme le Louvre, l’Hôtel de Ville de Paris, les pieds de soutènement de la tour Eiffel … mais aussi en local le Palais de Justice d’Auxerre, la rotonde de Montargis…

Rallye Auto Sport Museum l'histoire au fil de l'Yonne

Comme vous pouvez le voir, il y a eu plusieurs couches de blocs prélevés successivement. Le sol est constitué de poussière de roche damée. 

« Pour extraire un bloc de pierre, on dit un blot, le Carrier balançait la lance et creusait deux tranches verticales sur une profondeur d’un mètre. Ensuite à l’aide de l’aiguille tenue à deux mains, il effectuait la tranche en plafond. Enfin à nouveau avec la lance, il creusait une large tranche basse appelée le four.

Exécuter ce travail sur un blot de cinq tonnes demandait cinq à six jours.

Au cours de la deuxième étape, l’ouvrier encastrait des coins de bois sec dans une des tranches verticales. L’atmosphère de la carrière est saturée en eau à 80%. Les pièces de bois absorbaient l’humidité ambiante et gonflaient. Elles poussaient le blot sur le côté, et celui-ci se cassait dans sa partie arrière au fond des tranches. Le bloc basculait en avant, sur les chandelles, des morceaux de pierre installés par les carriers pour amortir la chute du blot ». (extrait du site www.carriere-aubigny.com)

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Reconstitution de la méthode d’extraction. Un peu comme sur les ailes arrières de Citroën GS , on découpe suivant les pointillés. 

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La carrière est aussi un musée des outils utilisés. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La carrière est aussi un endroit de taille de pierre par les Compagnons du Devoir Unis et par les Tailleurs de Pierre de la Société des Compagnons Tailleurs de Pierre des Devoirs. 

Devant le public, les compagnons produisent des oeuvres. L’exemple qui suit a pris dix ans, en y travaillant deux fois par an, pour l’Ascension et la Toussaint. C’est un escalier à noyau creux et à deux limons hélicoïdaux avec ornementations. 

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L’oeuvre mesure 9 m de haut, et 4 m de diamètre. Vingt-cinq tonnes de pierres taillées et sculptées

Regardez bien cette Rosace. Regardez plus large. Cherchez un petit détail, fruit de l’humour du tailleur. On nous dit que ce genre de plaisanterie était fréquent. Je vais observer les églises avec un autre regard!

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Je vous donne un indice : regardez à 9h00.

Les carrières se succédaient. Le passage étroit a été réalisé pour permettre une meilleure ventilation. 

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Rallye Auto Sport Museum l’histoire au fil de l’Yonne

Au final nous repartons tous vers une dernière halte à Bleneau. Selon son lieu de résidence, chacun décide de la route à suivre. L’OSI a bien digéré les 260 km. Très belle journée. 

 

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Automobile ancienne à votre service

Rendez vous mensuel CAMP 30 juin 2019

Rendez-vous mensuel CAMP 30 juin 2019

Rendez-vous à ne pas manquer au Courtenay Auto Moto Passion en ce dernier dimanche du mois de juin: le club propose une sortie dimanche prochain 07 juillet avec pour principal objectif le Musée de l’Imprimerie de Malesherbes. En cours de route nous ferons halte à Sceaux-en-Gâtinais et à Yèvre-le-Châtel. Les intéressés doivent me contacter au plus vite pour la réservation du restaurant. 

A noter, presque tous sont venus en voiture ancienne. Treize véhicules dont François et sa moto.

Rendez vous mensuel CAMP 30 juin 2019

Dress code du jour: Rouge et Noir. 

L’arbre à palabres est un concept relativement nouveau en France mais une pratique ancestrale du continent africain, pour débattre et régler les conflits au sein d’une communauté ou prendre les décisions importante de celle-ci.

A Courtenay, en ce matin ensoleillé et pas encore caniculaire, nous avons remplacé le baobab par le  feuillu local. Les discussions vont bon train.

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Rendez-vous mensuel CAMP 30 juin 2019: à défaut de refaire le monde, les conversations vont quand même bon train. 

Nous avons eu le plaisir de recevoir la visite d’un potentiel nouveau membre: tout droit venu de Rennes, Joël vient de se réimplanter sur la région de Montargis. Il est venu au volant de sa magnifique Alpine V6 Turbo. 

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De l’intérêt de faire paraitre le RDV dans LVA. 

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Jean-Pierre et Bernadette arrivent bons derniers. C’est vrai que décapoter prend du temps! 

« Heureux qui, comme Jean-Pierre, a fait un beau voyage,
Ou comme celui-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d’usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !

Quand reverrai-je dans mon Courtenay natal
Fumer la cheminée, et en quelle saison
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m’est une province, et presque le saint Graal ?

Plus me plaît le séjour qu’ont bâti mes aïeux,
Que des palais Romains le front audacieux,
Plus que le marbre dur me plaît la terre glaise :

Plus mon Loir gaulois, que le Tibre latin,
Plus mon petit Liré, que le mont Palatin,
Et plus que l’air marin la douceur Gâtinaise. » (*)

(*) adaptation personnelle du poème de Joachim du Bellay 

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Elle n’est pas belle la vie en Renault? 

De la Porsche à la Méhari en passant par l’Ondine et la Traction, la mafia italienne était un peu dispersée.  

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