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Osi Hotchkiss 2 CV

Voiture électrique CGE Jean Albert Grégoire

Voiture électrique CGE Jean Albert Grégoire

Je vous présente aujourd’hui une voiture très spéciale de 1970: c’est un modèle presque unique, puisqu’à la connaissance de son propriétaire il n’en subsiste que très peu d’exemplaires, sur les onze produits. Si vous passez par là, vous pourrez voir un modèle parfaitement restauré au musée automobile de Tampa Bay, en Floride. C’est Alain Cerf, français et digne membre du Club Hotchkiss qui a créé ce musée. Il recèle de très belles automobiles et, origine oblige, quelques modèles produits en France.

Il s’agit ici d’une voiture dessinée par Philippe Charbonneau. La carrosserie en fibre de verre était produite chez Chappe & Gessalin, plus connus pour les CG assemblées sur la base de Simca 1000. Mais le concepteur n’est autre de Jean-Albert Grégoire. On retrouve d’ailleurs des similitudes techniques avec l’Amilcar Compound, comme par exemple le châssis en Alpax. N’oubliez pas que dès 1942 J.A.G. croyait déjà à la voiture électrique et battait des records avec sa « Tudor »: 252 km d’autonomie. 

Voiture électrique CGE Jean Albert Grégoire

Voiture électrique CGE Jean Albert Grégoire de 1971.

Comme vous l’avez compris, ce véhicule est électrique. Le projet est né à l’initiative de Fulmen, fabriquant de batteries bien connu. Les batteries représentent la moitié des 900 kg. 

Son aspect utilitaire s’explique par le fait que la cible commerciale était les Postes et Télécommunications, qui n’en achèteront que 4 ou 5 exemplaires pour réaliser des essais.

Voiture électrique CGE Albert Grégoire

Voiture électrique CGE Albert Grégoire

Un prototype a fait l’objet d’un article écrit par Gilles Blanchet, journaliste à Rétro Passion. Il y vante le confort, le silence et la progressivité du moteur. 

Voiture électrique CGE Jean Albert Grégoire

Les portes sont coulissantes

Le tableau de bord est extrêmement simple. Le voltmètre est l’équipement indispensable. Les assises sont spartiates. Tout respire le matériel destiné à un usage professionnel. 

Voiture électrique CGE Jean Albert Grégoire

Voiture électrique CGE Albert Grégoire

Voiture électrique CGE Jean Albert Grégoire

Voiture électrique CGE Albert Grégoire

La voiture est dotée de huit batteries de douze volts, auxquelles vient s’ajouter une petite batterie dite « de service » qui alimente les divers équipement de l’auto (clignotants, essuie-glaces, avertisseur…). 

Pour équilibrer le poids, quatre batteries sont placées à l’avant; les quatre autres sont à l’arrière. 

Voiture électrique CGE Jean Albert Grégoire

Sous le capot, il y a la place pour aligner quatre batteries. 

A l’arrière, un cache en matière plastique masque le moteur. 

Voiture électrique CGE Jean Albert Grégoire

Voiture électrique CGE Albert Grégoire

Une fois la plage arrière relevée, on visualise bien tous les composants nécessaires à la propulsion de la voiture. La vitesse maximum est d’environ 80 km/h, mais, pour économiser les batteries et atteindre les 120 km d’autonomie, il vaut mieux ne pas dépasser les 60 km/h. 

Voiture électrique CGE Jean Albert Grégoire

900 kg dont la moitié est constituée par les batteries. 

Cette voiture est une pièce unique, mais elle n’est pas roulante. Par contre, c’est un monument de l’ingénierie française. Son propriétaire cherche à la vendre. Si une restauration atypique vous tente, contactez moi. 

Voiture électrique CGE Albert Grégoire

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