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les Bollée au Musée des 24 heures de la Sarthe bis

Les Bollée au Musée des 24 heures de la Sarthe bis

Version amendée à la suite des compléments et commentaires de Yves Bollée, un des arrières petits fils d’Amédée fils, arrière petit neveu de Léon Bollée lequel n’a pas de descendance direct. Je profite pour remercier grandement Yves Bollée pour son concours. 

Les Bollée au Musée des 24 heures de la Sarthe bis

L’écrin de la mémoire selon Jean Claude Plassart.

Tout d’abord, le Musée automobile de la Sarthe, sous sa forme actuelle, date de 1991, sur suggestion (ou pression) de l’ACO (Automobile Club de L’Ouest). Il sera inauguré le 20 juin 1991. 150 véhicules sont exposés Sur 4000 m2 environ.

En premier lieu, j’avais envie de commencer par des pionniers de l’automobile, si ce ne sont les pionniers, j’ai nommé la dynastie Bollée. Ce choix me semble d’autant plus logique que le patriarche, Ernest Sylvain Bollée s’est installé dans un des faubourgs du Mans en 1842. Il venait comme son frère de Clefmont en Haute Marne

Il c’est installé dans les faubourg du Mans en 1842. (C’est son frère Jean Batiste Amédée qui s’est installé à saint Jean de Braye en 1838 ou 1839). 

Les Bollée étaient à la base des fondeurs de cloches. Parmi les fils, C’est Amédée (1844-1917) qui reprends l’entreprise familiale au décès accidentel du père. Ernest Sylvain est mort de façon accidentel en 1891 à 76 ans mais Amédée commençe à travailler dans la fonderie à quinze ans comme c’était la tradition chez les maîtres saintier. Il n’a aucun diplôme. 

C’est, dit on, la visite de l’exposition universelle de Paris en 1867 et son expérience dans une fabrique de machine à vapeur qui seront les sources de son envie de construire une voiture, tâche à laquelle il s’attèle en 1873. Son nom: l’Obéissante. Mais nous parlons ici d’Amédée Bollée père. Parce que cet ingénieux bonhomme, n’a rien trouvé de mieux que de donner son prénom à l’un de ses fils! Donc il y a deux Amédée!

Les Bollée au Musée des 24 heures de la Sarthe bis

Précision de Yves: « Amédée Bollée fils » nom que mon arrière grand père utilisait pour se différencier de son père « Amédée Bollée père »

Amédée junior (1867-1926) et son frère Léon (1870-1913) vont poursuivre leur travail sur les automobiles et passer de la vapeur au moteur à explosion.

En fait, Léon est un inventeur précoce, puisqu’à 14 ans il fait un pédalo, et à 19 ans, il invente une calculatrice mécanique de 3000 pièces qui lui permettra d’obtenir un premier prix à l’exposition universelle de 1899!! 

C’était juste pour fiabiliser les calculs de fabrication de cloches…

Les Bollée au Musée des 24 heures de la Sarthe

Musée des Arts et Métiers Paris

 

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Amédée Bollée Fils  collection Yves Bollée. 

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Léon Bollée 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Moteur 2 cylindres en ligne de 1899.  3150 cc pour ….. 12 CV.

En premier lieu, ce Type D Runabout de 1899.  40 exemplaires construits. 40 KM / heure et 35 litres au 100 Km/h !!! Moi qui pensait que j’avais un record avec les 17 litres de l’Hotchkiss!  Il faut savoir rester modeste!

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Le torpilleur était le modèle de course dont est inspiré le type D.

Ensuite, voilà un Tricycle Léon Bollée à deux places de 1896. (Yves Bollée précise que le terme voiturette, nom commercial, a été inventé par Léon Bollée)Le moteur est un monocylindre 4 temps de 650 cc, allumage à tube incandescent chauffé par un brûleur. Et l’engin fonctionne puisque un matériel en tous points similaires participait au parcours des 110 ans du grand prix de l’ACF en juillet dernier. Pour voir les photos, suivez ce lien. Rare en 1896, vous noterez les pneumatiques. (ajout de Yves Bollée: Les voiturette Léon Bollée ont été avec les voitures Decauville les premières à être équipé d’origine de pneumatique). 

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Son petit nom ? « Le tue belle-mère » (à cause de la position à l’avant du passager); Beau succès commercial puisqu’il s’en est vendu 1200!!

Pour mémoire, lors du Londres Brighton de 1896, ce sont deux voiturettes (tricycles) Léon Bollée (que les Brexit ont nommées Trike) qui sont arrivées première (Léon en personne) et deuxième (Camille).

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Entrainement par courroie sur le coté droit de la roue arrière.

Nous sommes maintenant en présence d’une Amédée Bollée Fils, limousine type D de 1901. La carrosserie est signée de la maison Gaudichet et Turquet.

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Moteur 2 cylindres en ligne horizontaux. Collection ACO.

Je dois souligner qu’il m’a fallu faire le tour de la voiture pour trouver l’accès au compartiment passagers: le siège avant gauche bascule et permet de passer par la porte coulissante.

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Avertisseur à base de poire anti stress!

Amédée Bollée Fils type F Torpedo de 1912. La voiture est réputée fiable et confortable. Parfois, les passagers sont protégés par une deuxième vitre. La carrosserie est alors nommée « scaphandrier »  

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Motorisation par le 4 cylindres à deux blocs. Allumage par magnéto. Graissage par barbotage. Collection privée.

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Changement de vitesse au volant par cerclo.

Nous avons ici une Léon Bollée G1 torpédo de 1912. La carrosserie a été encore été réalisée par le carrossier local  Gaudichet et Turquet. Le radiateur est typique des Léon Bollée. Il en sera construit 450.

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Le moteur est le 4 cylindres de 2381 cc (2 blocs de 2) et développe 24 CV.

Le moteur qui suit est aussi coulé en deux blocs de deux. Il cube 6333 cc pour (seulement) 30 CV. Vous observerez la qualité de la fonderie, héritage de la maitrise des fondeurs de cloches.

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Moteur fabriqué de 1911 à 1914.  Collection famille Bollée, le fils de Léon Bollée fils.

On avance un peu plus dans le temps avec cette Amédée Bollée type F. C’est la recherche du confort qui a poussé à transformer des Torpédo en Berline. Pour des raisons de poids, la structure est en bois et ici recouverte de peau de porc (si si vous avez bien lu). Comme on dit en Sarthe, tout est bon dans le cochon!

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Le moteur est toujours un 4 cylindres en deux blocs comme celui présenté précédemment.

De nouveau on retrouve un type F mais carrossé en runabout sport. Son inspiration a été trouvée dans la carrosserie réalisée pour le premier grand prix ACF de 1906.  Pour celles et ceux qui ont découvert mon site récemment, j’ai publié un article début juillet 2016, à l’occasion des 110 ans de ce grand prix 1906. Vitesse maximum 75 Km/heure.

Les Bollée au Musée des 24 heures de la Sarthe bis

Vous n’aurez pas manqué de voir que toutes ces voitures ont encore le volant à droite.

Conclusion:

En conclusion, que dire de plus si ce n’est que Gérard Bollée,Un des petits fils d’Amédée fils, le fils d’Amédée junior (vous suivez toujours?) habite toujours Le Mans. Il travaillera dans l’usine de fabrication de segments que son grand père (junior) avait crée, jusqu’à sa retraite.

D’autres reportages sur ce joli musé suivront.

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